Maux de tête

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En pratique, le sevrage peut être réalisé en ambulatoire ou lors d’une hospitalisation sans qu’aucun des deux n’aient montré une supériorité.

Il en est de même pour le sevrage brutal ou le sevrage progressif, ainsi que pour le choix d'une approche pharmacologique ou non pharmacologique.

 Ce sevrage doit être accompagné d’une démarche éducative avec trois objectifs essentiels :

  •  Permettre au patient de comprendre l’entretien de la CCQ par la prise excessive de médicaments
  •  Permettre au patient de contrôler la prise anticipatoire de médicaments du fait d'une anxiété lui faisant redouter la survenue d'une crise 
  •  Permettre au patient de mieux distinguer la nature de la céphalée lorsqu’elle débute, afin de ne traiter que les crises migraineuses et non les céphalées de tension

Le sevrage médicamenteux, surtout quand il est brutal, peut s'accompagner d'une céphalée de rebond, qui peut durer entre 2 et 10 jours et dont les caractéristiques dépendent de la nature du médicament impliqué dans l'abus.

Ce phénomène de rebond est précoce et peu sévère pour les triptans, tardif et plus sévère pour les opioïdes. Le rebond se traduit également par des nausées ou des vomissements, une hyperesthésie sensorielle importante témoignant de la nature migraineuse, mais parfois peut aussi s’associer une augmentation de l’anxiété avec une irritabilité.

Le plus souvent, le patient est un migraineux qui présente des crises épisodiques, qui deviennent de plus en plus fréquentes, aboutissant à une céphalée chronique quotidienne.

 Deux situations peuvent se rencontrer:

  • une relativement rare où le patient n’a pas d’abus médicamenteux lorsqu’il se présente à la consultation : il s’agit d’une migraine chronique

  • dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un patient migraineux en CCQ se présentant avec un abus médicamenteux.

La plupart des spécialistes s’accordent sur le fait que l’abus médicamenteux devra faire l’objet d’un sevrage en antalgiques et/ou en antimigraineux spécifique.

Le sevrage permettra de déterminer le diagnostic final à savoir:

  • migraine chronique en cas de persistance de la CCQ deux mois après le sevrage
  • ou céphalée par abus médicamenteux si la CCQ a disparu deux mois après le sevrage

Les examens d’imagerie sont fait pour identifier une cause en cas de suspicion de névralgie secondaire ou pour rechercher un conflit vasculo-nerveux en cas de névralgie faciale essentielle.

La traitement de la névralgie trigéminale secondaire est celui de sa cause.
Le traitement de la névralgie essentielle est spécifique et est détaillé dans ce châpitre.

Nerf trijumeauLa Névralgie du Trijumeau (NT) est une affection peu fréquente mais dont les signes sont très typiques et évocateurs.
Le diagnostic clinique est dans la majorité des cas facile.

La névralgie du trijumeau (NT) est la plus répandue des névralgies touchant les nerfs de la face.

 

La NT peut être le premier signe d’une autre maladie : elle est alors qualifiée de névralgie secondaire. Le plus fréquemment, elle est « essentielle », l'origine étant souvent un conflit entre le nerf trijumeau et un vaisseau.

La forme essentielle touche principalement le sujet au-delà de l’âge de 50 ans et majoritairement au-delà de 70 ans. Des formes de survenue à un âge plus jeune est possible, mais toujours suspectes d’être de nature secondaire.

La névralgie du nerf trijumeau : quels sont les signes ?

La NT est un diagnostic clinique, ce qui souligne l’importance de l’interrogatoire et de l’examen par le médecin.  Si les signes cliniques ne sont pas bien décrits, des erreurs diagnostiques sont possibles notamment avec d’autres formes plus fréquentes de douleurs de la face ou avec d’autres névralgies.

La douleur est décrite comme une « décharge électrique », qui se manifeste par  des salves brèves. Elle peut être soit spontanée, soit provoquée par la stimulation de zones cutanées (contact, rasage, maquillage, ...) ou des muqueuses à l'intérieur de la bouche ( brossage des dents, ...). Il s'agit de ce qu'on appelle des zones gâchettes.


Les salves comportent plusieurs pics brefs de douleur intense, dont la durée peut atteindre plus d’1 minute.

Les accès peuvent se répéter plusieurs  fois par jour.


L’intensité est extrême et imprévisible.

Des mimiques faciales avec crispation sont possibles.

Le siège de la douleur est fixe. Il s’agit principalement du territoire du nerf maxillaire supérieur, touchant la région sous orbitaire, l’aile du nez, le maxillaire supérieur ou la joue (30-35% des cas).
Le nerf maxillaire inférieur, l’association des deux nerfs maxillaires (supérieurs et inferieurs) sont ensuite par ordre de fréquence les branches du trijumeau les plus fréquemment concernées, mais exceptionnellement les trois branches peuvent être le siège de la douleur.

L’examen neurologique permet de rechercher les zones gâchettes, et doit être dans une névralgie faciale "essentielle". Le diagnostic de névralgie faciale doit être posé après une consultation auprès de votre médecin traitant.

Une zone gâchette, capable de déclencher la douleur, est un élément essentiel de l’examen et doit être recherchée. Elle siège au niveau des territoires innervés par le nerf concerné par la névralgie.

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