Maux de tête

Médecins, étudiants et professionnels :

La migraine est une affection dont le retentissement peut être majeur pour le sujet qui en souffre.

 

Ce retentissement est d’abord fonctionnel dans la mesure où l’intensité douloureuse et les signes d’accompagnement notamment les vomissements peuvent empêcher toute activité imposant le repli couché dans le noir.

Ce retentissement peut-être également émotionnel, la répétition des crises s’associant à une majoration de l’anxiété fréquemment associée à la migraine et à l’éventuelle apparition d’un état dépressif, sachant que ce retentissement vient alors aggraver une mauvaise gestion du stress qui est souvent un trait des migraineux.

L’évaluation de ce retentissement fonctionnel et émotionnel est donc le préalable essentiel à une bonne prise en charge.

Ce retentissement fonctionnel et émotionnel peut être responsable d’une importante altération de la qualité de vie qui est présente pendant les crises mais également entre les crises.

Cette altération de la qualité de vie entre les crises est expliquée par le fait que la peur de voir survenir ces dernières va induire chez certains migraineux des conduites d’évitement faisant que ces migraineux vont réduire beaucoup de leurs activités.

  Le contrôle de ces conduites d’évitement est donc un élément très important que le migraineux doit acquérir.

Parallèlement à cette altération de la qualité de vie, la répétition des crises peut aboutir au développement d’une céphalée chronique quotidienne au cours de laquelle le migraineux continue à présenter des crises tout en développant fréquemment un fond douloureux permanent.

Une telle céphalée chronique quotidienne est fréquemment associée à un abus médicamenteux le migraineux pouvant utiliser quotidiennement un traitement de crise et de ce fait entretenant son état céphalalgique. Les migraineux anxieux sont plus exposés à cet abus médicamenteux du fait de prises anticipatoire du traitement de crise. La prévention d’un tel abus médicamenteux est un des objectifs d’une bonne prise en charge du migraineux.

  Enfin, il convient de rappeler que les jeunes femmes souffrant d’une migraine avec aura présentent une augmentation de leur risque neuro-vasculaire (risque de présenter un accident vasculaire cérébral c’est-à-dire une attaque).

Ce risque existe essentiellement quand il existe d’autres facteurs de risque au premier rang desquels se trouvent le tabagisme et la contraception extro-progestative.

Les adolescentes et les jeunes femmes souffrant de migraine avec aura doivent donc faire l’objet d’une prévention primaire et il convienne qu’elles arrêtent de fumer et qu’elles utilisent des moyens contraceptifs ne reposant pas sur l’administration d’estrogènes.

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